Une séance de travail tenue, vendredi, au siège du gouvernorat de Jendouba, en présence de représentants régionaux des organisations professionnelles et des partis
politiques, a été consacrée à l’examen de la situation sociale et sécuritaire qui prévaut, depuis deux jours, à Fernana où des manifestations paralysent la ville en soutien à un cafetier de 39 ans qui s’est immolé par le feu, devant la municipalité, par désespoir du fait qu’il n’arrivait plus à payer les taxes municipales et les amendes pour retard de paiement, selon un membre de sa famille.
Les participants à la réunion ont appelé à activer les projets en suspens et à tenir une réunion pour examiner les revendications des protestataires de Fernana relatives au développement et à l’emploi. Ces revendications concernent, notamment, le rapprochement des services publics du citoyen, à travers la création de bureaux de la Cnam (Caisse nationale d’assurance maladie), de la Sonede (Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux) et de la Steg (Société tunisienne de l’électricité et du gaz).
Certains intervenants ont évoqué la menace terroriste qui s’accentue lors des crises sociales mettant en garde contre la présence de groupes terroristes retranchés dans les hauteurs de Fernana qui pourraient profiter de ces moments de crise.
Dans une déclaration à l’agence TAP, le gouverneur de Jendouba, Habib Skandrani, a indiqué que des sessions extraordinaires du conseil local de développement et de la délégation spéciale seront organisées pour annoncer une série de projets au profit de Fernana visant à lutter contre la marginalisation dont souffre la délégation depuis des décennies.
Les tensions se sont poursuivies, ce vendredi matin, à Fernana où des manifestants ont bloqué la route nationale n°17 reliant Jendouba et Tabarka, au niveau du pont de l’oued Ghazala et du carrefour entre Fernana, Ain Draham et Mateur, pour réclamer “le droit de la délégation de Fernana au développement et à l’emploi”.
Par ailleurs, les établissements publics et plusieurs entreprises privées ont fermé leurs protes, à Fernana, pour la deuxième journée consécutive, afin de prévenir tous risques de débordement.




