En Tunisie, le manque de donneurs d’organes demeure un défi majeur pour le système de santé, alors que des milliers de patients attendent une greffe susceptible de leur sauver la vie. Malgré les avancées médicales et l’existence de centres spécialisés capables de réaliser des transplantations rénales, cardiaques et hépatiques, le pays reste confronté à une pénurie persistante de dons.
Le directeur général du Centre national pour la promotion de la transplantation d’organes, Jalaleddine Zeyadi, a indiqué que plusieurs greffes ont pu être réalisées depuis le début de l’année grâce à des donneurs en état de mort cérébrale, mais ces chiffres restent insuffisants face à une liste d’attente qui continue de s’allonger.
Selon la Dre Bouthaina Zennad, le principal obstacle réside dans le manque de sensibilisation et dans les tabous culturels ou religieux qui entourent encore le don d’organes, bien que celui-ci soit largement considéré comme un acte de solidarité et de sauvetage de vies humaines. Derrière chaque patient en attente se cache ainsi une vie suspendue à une décision que peu de citoyens osent encore prendre.




