Polémique en Tunisie : Kamel Ghribi sort du silence et clarifie sa position sur son avenir politique

L’homme d’affaires tunisien résidant en Italie, Kamel Ghribi, a publié une mise au point officielle sur ses réseaux sociaux afin de répondre à la polémique née d’un article de presse italien évoquant son nom comme possible prétendant à une future transition politique en Tunisie.

Dans son message adressé au public tunisien, il affirme clairement que cette hypothèse ne provient ni de lui ni d’aucune structure le représentant. Il insiste sur le fait qu’il n’a jamais été à l’origine de cette idée de candidature, soulignant son attachement à son pays non pas en tant qu’acteur politique, mais en tant qu’« enfant de la patrie ».

Revenant sur les réactions suscitées par cette information, Kamel Ghribi dit avoir suivi avec attention les débats, saluant les avis favorables tout en respectant les critiques, qu’il considère comme légitimes dans une société démocratique. Il condamne toutefois fermement les attaques personnelles et les accusations visant ses intentions, appelant à un débat public respectueux, loin des polémiques et des insinuations.

L’homme d’affaires rappelle également son engagement en faveur de la Tunisie à travers plusieurs initiatives économiques, médicales et humanitaires. Il évoque notamment son implication durant la crise sanitaire liée au Covid-19 et à la pénurie d’oxygène, affirmant que son intervention était motivée exclusivement par un devoir humanitaire et patriotique, sans aucune ambition politique.

Dans son message, Kamel Ghribi reconnaît avoir tenté, à plusieurs reprises, de contribuer au développement du pays à travers l’investissement et la coopération internationale, mais dit ne pas avoir toujours trouvé l’écho ou la réactivité espérés. Malgré cela, il réaffirme que sa volonté de servir la Tunisie demeure intacte.

Il précise également qu’il ne se présente comme l’alternative de personne et qu’il n’ambitionne aucun rôle en dehors des cadres institutionnels et légaux. Selon lui, la Tunisie a avant tout besoin de compétences, d’une gestion efficace et d’une meilleure articulation entre les ressources locales et les expériences de la diaspora, tout en préservant la souveraineté nationale.

Enfin, il lance un appel à l’unité entre les Tunisiens de l’intérieur et ceux de l’étranger, estimant que tous les talents doivent être mobilisés pour soutenir le développement du pays. Il réaffirme que sa « main reste tendue » à toute initiative constructive au service de la nation.

Cette sortie intervient dans un contexte marqué par la publication d’un article du journal italien Il Foglio, qui évoquait des scénarios politiques autour de la Tunisie et citait le nom de Kamel Ghribi comme une figure potentielle de transition, ce qui a rapidement alimenté de nombreuses réactions et interprétations dans les milieux politiques et médiatiques.