La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près du tribunal de première instance de Tunis a décidé de reporter l’examen de l’affaire dite de « l’appareil secret du mouvement Ennahdha » au 8 mai prochain, tout en rejetant les demandes de remise en liberté.
L’affaire concerne plus d’une trentaine d’accusés, parmi lesquels figurent Rached Ghannouchi, Ali Larayedh et Fethi Baldi, tous en détention, ainsi que d’anciens cadres sécuritaires, certains incarcérés, d’autres en liberté, tandis que plusieurs prévenus sont en fuite.
Lors de l’audience, certains accusés ont comparu à distance depuis la prison civile de Mornaguia, tandis que d’autres ont refusé de comparaître, dont Rached Ghannouchi, qui boycotte l’ensemble des séances judiciaires.
Les avocats de la défense ont demandé un report afin de disposer de plus de temps pour préparer leurs plaidoiries. L’un d’eux a également sollicité la remise en liberté de son client, un ancien cadre sécuritaire.
Après délibération, la chambre criminelle a rejeté les demandes de libération et fixé la prochaine audience au 8 mai, conformément à la requête de la défense.




