À l’occasion de la Journée mondiale de la santé et de la sécurité au travail, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a tiré la sonnette d’alarme face à la recrudescence des accidents professionnels en Tunisie, notamment dans le secteur privé.
Dans un communiqué, le syndicat a dénoncé la mort de quatre travailleurs en une seule semaine, qualifiant cette situation de « signal alarmant d’une réalité professionnelle dramatique », marquée par des négligences et un manque de contrôle des conditions de travail.
L’UGTT rappelle que la Tunisie enregistre chaque année entre 25 000 et 26 000 accidents du travail, dont environ 120 mortels, soit un décès tous les trois jours, ce qui traduit, selon elle, l’échec du système actuel de prévention. L’organisation syndicale appelle ainsi à l’ouverture d’enquêtes transparentes, à l’application stricte des normes internationales en matière de santé et de sécurité, ainsi qu’au renforcement des inspections sur le terrain.
Elle insiste également sur la responsabilité des employeurs et des autorités, estimant que l’absence de mesures de prévention et de protection transforme les lieux de travail en environnements à haut risque, avec de lourdes conséquences sociales et économiques.




