Tunisie : Des politiques et des membres de la société civile déposent leurs dossiers à l’IVD

mohamed-jamourDes politiques et des membres de la société civile ont déposé à l’Instance Vérité et Dignité (IVD) leurs dossiers liés aux violations dont ils ont été victimes.

Le dirigeant du Front populaire (FP), Mohamed Jmour, a déclaré, samedi, à l’Agence TAP qu’il a saisi l’IVD afin d’obtenir réparation du préjudice moral subi et non pas pour bénéficier d’une indemnisation financière.

L’objectif étant d’informer l’opinion publique sur les pratiques de persécution utilisées par le passé et de connaître les victimes pour que cela ne se reproduise plus à l’avenir, a-t-il précisé.

Il a, par ailleurs, fait savoir que certains des dirigeants du FP ainsi que du Parti des patriotes démocrates unifié soumettront leurs dossiers à l’instance.

Néjib Hosni, ancien membre de l’Assemblée nationale constituante qui a déposé son dossier vendredi, a, de son côté, estimé dans une séquence vidéo diffusée sur le site de l’IVD que « les violations commises doivent être sauvegardées afin de préserver la mémoire collective ».

Par un ailleurs, le dirigeant au Parti du travail patriotique démocratique, Abderrazak Hammami, ainsi que des membres du bureau exécutif du Réseau tunisien de la justice transitionnelle ont déposé leurs dossiers à l’IVD au début du mois courant.

Selon le président du Réseau, Kamel Gharbi, le dépôt de ces plaintes représente un « message fort » aux victimes de violations les incitant à déposer leurs dossiers avant l’expiration du délai et à constituer un registre national sur la vérité des violations des droits de l’Homme en Tunisie.

L’IVD avait décidé de proroger le délai de dépôt de dossiers de six mois, soit au 14 juin 2016, conformément à l’article 40 de la loi organique n°2013-53 relative à la justice transitionnelle.