“Souvenance”, le concert qui sera présenté en avant-première mondiale à l’ouverture de la 50eme édition du festival de Carthage jeudi soir, sera un véritable “challenge” et une “histoire à trois” entre musiciens, le public et l’espace, a estimé lundi Anouar Brahem, lors d’une rencontre de presse.
“Avec souvenance j’ai choisi d’avoir un orchestre à cordes avec plus de 20 musiciens qui se produiront en avant- première mondiale dans un espace ouvert et sobre où on ne dispose pas de l’intimité nécessaire à la musique de chambre”, a dit Anouar Brahem avant d’ajouter “mais Carthage a sa magie”.
L’oeuvre qui propose “un mélange” de musique à cordes et de musique instrumentale laissera aux mélomanes “la liberté d’imaginer le sens qu’ils veulent donner aux rythmes et aux notes musicales”, a promis l’artiste, qui renoue avec le festival de Carthage après une absence de 22 ans.
Les planches de l’amphithéâtre de Carthage accueilleront ainsi Anouar Brahem au Oud, François couturier au piano, Klaus Gesing à la clarinette basse, Bjorn Meyer à la basse et une vingtaine de musiciens de l’orchestre de chambre de Tallinn.
Le festival de Carthage qui avait opté, depuis une vingtaine d’années, pour la musique festive et le spectacle, dispose toujours “d’une base” qui aime la musique de chambre et la musique instrumentale, a estimé l’artiste.
L’oeuvre, qui avait nécessité trois années et demi de travail, a coincidé avec les événements qui marquent actuellement le pays.
Sans pour autant dire que “souvenance” portera la marque de ces événements, ceux-ci seront toutefois présents, comme le dit l’artiste. “Les événements m’ont personnellement marqué et il était nécessaire et important, pour moi, que ce travail soit présenté en avant-première en Tunisie”, a dit avec détermination l’artiste, qui partira après Carthage en tournée internationale, avec Munich, comme étape suivante.




