Une vingtaine d’adhérents dont 8 membres du bureau de la fédération régionale du Parti républicain (PR) de Tozeur ont démissionné, selon des informations fournies, jeudi, à la correspondante de l’agence TAP dans la région, par Ghassan Chebbi, un des membres démissionnaires.
Il a ajouté que les démissionnaires ont rendu public un communiqué, le 6 décembre 2013, pour expliquer les raisons de leur démission qui sont, notamment, “la monopolisation de la décision et de l’information par le secrétaire général et la mise à l’écart des membres”, considérant que ces pratiques sont contraires à la pratique démocratique, selon le texte du communiqué dont la correspondante de l’agence TAP a reçu une copie.
Les démissionnaires ont indiqué, dans le même communiqué que des militants du parti sont victimes de violences verbales et physique de la part de ce qu’ils qualifient de “milices”, au sein du bureau de la fédération du parti, à cause des divergences d’opinion.
Dans ce sens, Ghassan Chebbi a souligné que le bureau exécutif national du PR avait organisé “un congrès fantoche du bureau régional du parti qui a abouti à la reconduction des mêmes personnes”.
De son côté, Anis Hassen, membre démissionnaire du bureau de la fédération régionale a critiqué ce qu’il a qualifié de “décisions unilatérales de la direction nationale du parti sans consulter la base ainsi que le refus de la critique interne”. Zouhair Chebbi, secrétaire général de la fédération régionale de Tozeur, a confirmé les démissions, réfutant toutefois les accusations notamment celle qui concerne les prises de décisions unilatérales de la part du bureau exécutif national.
Il a indiqué que les informations contenues dans le communiqué des membres démissionnaires sont dépourvues de fondement notamment en ce qui concerne l’usage de violence à leur encontre.
Il a précisé que les membres du bureau politique du parti ont tenté de calmer la situation au sein de la fédération de Tozeur. Concernant le congrès régional tenu en novembre dernier, il a affirmé qu’aucune candidature parmi celles qui étaient parvenues dans les délais, n’a été rejetée, ajoutant que “les membres démissionnaires avaient déserté le parti depuis une longue période”.




