26052013
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Tunisie:
Face à face Dimassi-Dilou sur le dossier des indemnisations

Houcine Dimassi, ministre des Finances démissionnaire (indépendant), et Samir Dilou, ministre des Droits de l’Homme et de la Justice transitionnelle (Ennahdha) ont eu, ce matin (30 juillet 2012), à s’expliquer, sur les ondes de Radio Express Fm,  sur le montant des indemnisations à accorder aux victimes des anciennes dictatures (islamistes et autres) dans le cadre de l’amnistie générale décrétée au mois de janvier 2011.

Interpellé sur ce sujet, M. Dimassi a reconnu la légitimité de ces indemnisations mais a mis en cause leur timing. Il a relevé que, quel que soit leur montant, leurs charges sur les dépenses publiques seront lourdes. «L’essentiel dans cette affaire, a-t-il-dit, est d’établir des priorités et d’opter soit pour l’emploi des jeunes soit pour l’indemnisation des victimes de la répression des anciennes dictatures».

Pour sa part, M. Dilou a déclaré que le montant des indemnisations dont vont bénéficier les victimes des anciennes dictatures (11.176 candidats) dans le cadre de l’amnistie générale est impossible à estimer, actuellement, et que tous les chiffres avancés (750 MDT-1.200 MDT) relèvent de la pure spéculation. «Ce qui est sûr, c’est que ce montant sera bien en deçà- bien en deçà a-t-il martelé et ne sera, a priori, de l’ordre ni d’un milliard, ni d’un demi-milliard, ni d’un quart de milliard de dinars», a-t-il-dit.

Mieux, il a tenu à rassurer les Tunisiens que ces indemnisations n’auront aucune répercussion ni sur les dépenses publiques, ni sur l’emploi des jeunes, ni sur le développement régional.

Réaction de M. Dimassi: «je suis satisfait que ma démission ait été utile et servi à développer, au sein du gouvernement et dans l’opinion publique, une prise de conscience des éventuels effets négatifs des compensations dans le cadre de l’amnistie générale sur les dépenses publiques».

A.B.S

Article publié sur WMC

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2 Réponses to "Tunisie: Face à face Dimassi-Dilou sur le dossier des indemnisations"

  1. benhur dit :

    L’indemnisation: n’est valable ou servie que dans un seul cas c’est quand on a subi des injustices d’un agent étranger(et ce colon qui indemnise) au cours d’une lutte de libérer son pays mais inter-tunisiens ce sont des idéologies énonçant des programmes qui s’entrechoquent où chacun assume les sévices de l’autre jusqu’à ce qu’il ait une majorité d’adeptes ou par une révolte qui chambarderait tout tel le cas de la Tunisie actuelle. Quant au ministre des finances et celui des droits de ‘homme cela me rappelle un combat de boxe qui s’est déroulée entre Med Ali klay et un certain karatéka japonais, déduisez vous-même le rapport…..

  2. el khlifi mokhtar dit :

    Je ne partage pas le point de vue de Monsieur Dimassi sur la légitimité des indemnisations.On ne peut indemniser, sur des ressources publiques, les militants d’un parti qui a voulu imposer au pays un modèle de société qui lui est étranger.L’indemnisation ne peut être satisfaite que par des souscriptions volontaires à un fonds d’indemnisation que prévoirait une loi.Le citoyen qui se sent concerner par les objectifs poursuivis par ce parti pourra souscrire si bon lui semble.Le reste des tunisiens peuvent ne pas l’être et on comprend leur opposition mais de là à refuser de payer leurs impôts, c’est un pas que le ne franchirai pas.

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