Les autorités vétérinaires tunisiennes ont annoncé la mise en place d’un plan d’intervention renforcé comprenant des opérations de vaccination et de surveillance épidémiologique, après la détection d’un foyer de rage dans une zone frontalière couvrant les gouvernorats du Kasserine, de Siliana et du Kef.
Selon l’expert hospitalo-universitaire Ahmed Rejeb, cette situation met en évidence la nécessité d’une approche scientifique et préventive fondée sur la détection précoce et une meilleure coordination entre les différents acteurs concernés.
Il a précisé qu’un foyer de rage correspond à la présence d’un animal infecté, rappelant que la maladie peut toucher l’ensemble des mammifères. L’expert a également évoqué un certain relâchement observé en 2023 et 2024, ainsi que des cas de sous-déclaration, estimant que ces facteurs ont contribué à la persistance de la maladie.
Il a enfin souligné que la lutte contre la rage nécessite une responsabilité collective, impliquant les institutions publiques et les citoyens, notamment à travers la vaccination des animaux et le renforcement des mesures d’hygiène et de prévention.




