Lors de la première audience consacrée à l’affaire du meurtre de l’avocate Monjia Manaï, tenue au tribunal de première instance de Tunis, de nouveaux éléments particulièrement graves ont été révélés.
Selon le rapport du médecin légiste présenté en séance, le décès ne serait pas naturel mais résulterait d’un acte criminel prémédité, impliquant un étranglement volontaire à l’aide d’un tissu.
Les conclusions indiquent également que les auteurs présumés auraient tenté de dissimuler leur crime en utilisant une substance inflammable pour brûler le corps de la victime, dans le but de détruire les preuves et d’empêcher son identification.
Les investigations techniques ont mis en évidence plusieurs indices de planification, notamment l’usage de gants afin d’éviter toute trace d’empreintes digitales, ainsi que des traces de sang retrouvées dans différentes pièces du domicile, suggérant une scène de violence prolongée.
Par ailleurs, les enquêteurs ont exploité des enregistrements de caméras de surveillance provenant du voisinage et d’un établissement bancaire proche, permettant de reconstituer les déplacements des suspects et de faire avancer l’enquête.




