Les avocats, réunis jeudi devant le Palais de Justice de Tunis, ont appelé les autorités à engager un dialogue avec la profession en vue d’ améliorer le service public de la justice de manière à mieux répondre aux attentes des justiciables.
A l’appel du Barreau, des avocats ont observé une grève générale présentielle dans l’ensemble des tribunaux du pays. Ce mouvement vise à dénoncer ce que les avocats considèrent comme un atermoiement et une absence de réponse à leurs revendications professionnelles, selon la déclaration de grève publiée mercredi par l’Ordre.
Le bâtonnier Boubaker Bethabet a, à cette occasion, affirmé que les avocats, dans toutes les régions du pays, demeurent déterminés à poursuivre cette grève, soulignant qu’elle a pour but de défendre les droits de la profession et de préserver sa pérennité dans un contexte de défis croissants.
Les avocats ont brandi des slogans réaffirmant l’indépendance de la profession, tels que “Pas de justice sans une défense libre et indépendante” et “Pas de procès équitable sans défense libre”.
Dans sa déclaration, l’Ordre national des avocats a rappelé que cette grève intervient en raison de l’absence de réponse du ministère de la Justice à une correspondance adressée le 23 janvier 2026, contenant plusieurs propositions portant sur la réforme de la profession et l’amélioration de ses conditions d’exercice du métier d’avocat. Ces revendications incluent également des mesures urgentes pour sauver la caisse de prévoyance et de retraite des avocats, l’amélioration des conditions de travail au sein des tribunaux et la levée des obstacles entravant l’exercice effectif du droit de défense.
Les mouvements de protestation de l’Ordre avaient débuté le 18 mai dernier dans le Grand Tunis avant de s’étendre à plusieurs régions du pays, avant la grève générale organisée ce jeudi dans la capitale.




