L’affaire du meurtre de l’avocate Monjia Menaï continue de susciter l’émotion en Tunisie. Lors de son interrogatoire devant la chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis, son fils, médecin de profession, a reconnu être l’auteur du crime. Il a déclaré que ses relations avec sa mère étaient extrêmement conflictuelles et a affirmé avoir agi en raison de violences et de mauvais traitements qu’il aurait subis durant son enfance.
L’accusé a toutefois nié, tout comme son frère, toute consommation de stupéfiants ou un mobile financier derrière ce meurtre. À sa demande, son audition s’est tenue à huis clos afin de lui permettre de révéler certains éléments de l’affaire. Le tribunal a également ordonné son examen par des experts en médecine légale, tandis que l’ex-époux de la victime a été remis en liberté.
Une nouvelle audience a été fixée au 2 octobre. Pour rappel, les faits remontent à avril 2025, lorsque l’avocate Monjia Menaï a été retrouvée morte après avoir été étranglée puis brûlée dans une tentative présumée de dissimulation du crime, avant que son corps ne soit transporté et abandonné dans le canal de la Medjerda, dans le gouvernorat de la Manouba.




