Le point de vente des moutons au kilo à Essaïda, dans la délégation d’Oued Ellil, continue la commercialisation d’un nombre limité d’ovins, bien que la demande ait largement dépassé l’offre à l’approche de l’Aïd-Al Adha.
Cette situation est due à la réticence des éleveurs et agriculteurs à approvisionner ce point de vente comme les années précédentes, a indiqué la directrice régionale de l’Office de l’élevage et des pâturages (OEP), Mouna Romdhani, à l’Agence TAP.
Le nombre de moutons mis en vente lundi et mardi derniers a atteint 549 têtes, écoulées en un temps record auprès de citoyens venus en grand nombre des gouvernorats voisins vers ce point de vente organisé chaque année par l’Office de l’élevage et des pâturages en partenariat ainsi que le Groupement interprofessionnel des viandes rouges et du Lait (GIVLait).
La participation s’est limitée à une seule coopérative, celle de Kairouan, ainsi qu’à quatre unités de production agricole. Quant aux agriculteurs, seuls trois éleveurs ont participé en fournissant, depuis l’ouverture du point de vente, 25 moutons.
Dans ce cadre, L’OEP a ainsi fourni 185 têtes provenant des fermes de Saouaf, dans le gouvernorat de Zaghouan, et de Fretissa à Mateur, dans le gouvernorat de Bizerte, avec la poursuite d’un approvisionnement régulier selon les disponibilités. De son côté, l’Office des terres domaniales (OTD) a fourni 60 têtes.
Dans des déclarations concordantes à la TAP, plusieurs citoyens ont exprimé leur déception après avoir attendu des heures devant le point de vente sans trouver de choix adaptés.
Les personnes interrogées ont appelé les autorités concernées à augmenter le nombre de moutons mis en vente, notamment face aux prix élevés pratiqués dans les points de vente privés, dépassant, selon eux, les capacités financières et le pouvoir d’achat des familles.
Le bureau régional de l’Organisation de défense du consommateur (ODC) a abondé dans le même sens, soulignant l’insuffisance de l’offre face à une demande soutenue.
La secrétaire générale de l’ODC, Jalila Bennaceur, a plaidé pour une augmentation du nombre de moutons commercialisés au poids afin de contribuer à la régulation des prix des sacrifices de l’Aïd et de limiter les pratiques spéculatives.
Elle a également rappelé que le point de vente fait l’objet d’un contrôle sanitaire et vétérinaire assuré par le commissariat régional au développement agricole, en coordination avec les services du commerce et l’ODC.
Les prix de référence ont été fixés entre 23,8 et 27 dinars le kilogramme vif, selon le poids des moutons.OB




