Tunisie : mise en garde contre l’abattage des brebis et ses effets sur le cheptel

Le membre de la Chambre nationale des éleveurs de bétail et du Syndicat des agriculteurs de Bizerte, Imed Ouadhour, a affirmé que le phénomène de vente des « fatayem » (brebis femelles) représente une menace réelle pour l’avenir du cheptel en Tunisie. Il a souligné que l’abattage des femelles ovines est interdit par la loi, en raison de ses impacts négatifs directs sur la durabilité de la production et l’équilibre du secteur de l’élevage.

Dans une déclaration à la radio Diwan FM, il a expliqué que l’augmentation de l’abattage des femelles ces dernières années a entraîné une baisse importante du nombre de brebis reproductrices, passant d’environ 6 millions de têtes à environ 3,5 millions seulement, ce qui a provoqué une réduction notable du cheptel national.

Il a ajouté que cette diminution a contribué directement à la hausse des prix des moutons de l’Aïd et à la pénurie de l’offre sur les marchés. Il a appelé à renforcer les contrôles pour lutter contre l’abattage des femelles, ainsi qu’à mettre en place des politiques de soutien aux éleveurs afin de préserver la durabilité du secteur et rétablir l’équilibre entre production et prix.