Slaheddine Selmi : les augmentations salariales 2026-2028 « insuffisantes » face à la cherté de la vie

Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) Slaheddine Selmi, a souligné vendredi, dans son discours prononcé au siège de la centrale syndicale à l’occasion de la journée internationale des travailleurs, que les augmentations salariales dans la fonction publique, le secteur public et le secteur privé au titre des années 2026, 2027 et 2028 publiées, hier jeudi au JORT sont “insuffisantes et ne permettent pas de faire faire à la détérioration du pouvoir d’achat et la hausse des prix”.

“Il est évident que la classe ouvrière revendique ces augmentations en raison de la dégradation du pouvoir d’achat, mais nous devons signaler clairement que les majorations salariales dans les trois secteurs ne répondent pas aux attentes des travailleurs dans la fonction publique, le secteur public et le secteur privé”, a déclaré le secrétaire général de l’UGTT devant un grand nombre de syndicalistes qui ont scandé des slogans hostiles à la hausse des prix et revendiqué le droit syndical.

D’autre part, Selmi a dénoncé ce qu’il considère comme “exclusion de la centrale syndicale des négociations sociales”, exprimant son refus de fixer les augmentations salariales dans le secteur privé par le gouvernement de manière unilatérale.

Il a indiqué que ce dossier ne relève pas de ses prérogatives directes et devait faire l’objet de négociations directes entre le patronat et les structures de l’UGTT.

Evoquant les affaires internes de l’UGTT, Selmi a appelé à la nécessité de tourner la page et de restaurer l’unité syndicale en vue de dépasser les différents et de mettre fin aux tensions ayant marqué la centrale syndicale avant la tenue de son 26e congrès.

Le secrétaire général de l’UGTT a souligné dans son discours, que le nouveau bureau exécutif décidera des différentes mesures permettant la réconciliation au sein de l’organisation, conformément aux recommandations du 26e congrès dans sa motion interne, affirmant que “cette réconciliation doit être globale, sans exception ni exclusion pour tous ceux qui s’engagent à respecter les valeurs de l’organisation syndicale”.

Il a également critiqué ce qu’il considère comme “restriction de l’activité syndicale, en référence au blocage des négociations et l’exclusion de l’UGTT concernant les dossiers sociaux, la non- application des accords conclus avec le gouvernement, au gel des travaux du comité central et des comités régionaux de conciliation, à la déduction des jours de congé syndicaux, y compris les autorisations pour les congrès, le dernier en date étant celui de Monastir, selon ses propos.

Selmi a affirmé que l’UGTT “refuse l’exclusion ou l’interdiction d’exercer son rôle syndical en tant que partenaire social”, rappelant que les travailleurs et les retraités sont confrontés à des situations difficiles en raison de la hausse des prix et la détérioration du pouvoir d’achat.

Le secrétaire général de l’UGTT a souligné la nécessité d’activer le conseil national du dialogue social qui constitue selon lui, ” le cadre idéal pour résoudre les problématiques et garantir la stabilité économique et sociale”.