Ahmad al-Charaa, d’un ex-jihadiste fiché par le FBI au chef d’État reçu par Donald Trump

De la liste noire du FBI aux honneurs de la Maison Blanche, le parcours d’Ahmad al-Charaa marque un tournant inattendu dans la diplomatie mondiale. Le président américain Donald Trump a accueilli, lundi 10 novembre 2025, son homologue syrien pour une rencontre historique — la première entre les deux pays à ce niveau.

Arrivé discrètement à Washington, al-Charaa a été reçu sans le protocole habituel réservé aux chefs d’État étrangers, loin des caméras et du faste diplomatique. À l’issue de l’entretien, qui a duré près de deux heures, la présidence syrienne a indiqué que les discussions avaient porté sur le renforcement des relations bilatérales et sur plusieurs dossiers régionaux et internationaux.

Dans la foulée, le département d’État américain a annoncé une suspension temporaire des sanctions de la loi César, prélude possible à leur levée définitive par le Congrès. Un symbole fort de rapprochement entre Washington et Damas, autrefois ennemis jurés.