La fédération générale de l’enseignement secondaire a imputé au ministère de l’éducation, la responsabilité de tout ce qui pourrait affecter la stabilité des examens nationaux, en raison de ce qu’elle a qualifié “d’improvisation dans l’adoption des mesures visant à lutter contre les opérations de fraude électronique”.
La fédération a affirmé, vendredi, dans son communiqué que la récurrence des fuites des épreuves du baccalauréat sur les réseaux sociaux atteste “d’un échec flagrant dans la protection de cet examen national, qui pourrait porter atteinte au principe d’égalité des chances entre les élèves et à la crédibilité de ce diplôme national”.
Elle a déploré “l’inertie de l’autorité de tutelle” concernant la protection des enseignants surveillants, indiquant que les services de la garde nationale dans le gouvernorat de Gafsa ont convoqué un enseignant surveillant après une “plainte calomnieuse ” liée à son devoir de révéler une opération de fraude commise par une élève dans un centre d’examen à Om Laarayes, selon le même communiqué.
La fédération de l’enseignement secondaire a souligné que la convocation d’un enseignant par l’autorité sécuritaire après avoir dénoncé une opération de fraude constitue une atteinte à la dignité de l’enseignant et de l’ensemble des surveillants.
Elle a ajouté que cet acte est perçu comme un message négatif à l’encontre de tous ceux qui œuvrent pour garantir la bonne marche de cet examen national, appelant à la nécessité de cesser toute poursuite contre l’enseignant surveillant.
Il convient de noter que les épreuves de la session principale du baccalauréat 2026 ont démarré lundi 3 juin et se poursuivront jusqu’au 10 juin. Le nombre de candidats pour cette session a atteint 162 435, dont environ 80 pc sont issus des lycées publics.
Le ministre de l’éducation Nourredine Nouri avait souligné, au cours d’une conférence de presse consacrée aux préparatifs des examens nationaux, qu’aucune tentative de fraude ne sera tolérée, précisant que son département a pris un certain nombre de mesures strictes pour garantir que le bon déroulement des examens nationaux.




