Des responsables américains et iraniens ont déclaré avoir conclu accord cadre en vue de mettre fin à leur guerre, qui prévoit notamment la levée du blocus américain contre l’Iran et la réouverture du détroit d’Ormuz, mais qui laisse le sort du programme nucléaire iranien en suspens.
“L’accord avec la République islamique d’Iran est désormais conclu”, a écrit le président américain Donald Trump sur sa plateforme Truth Social vers 21h30 GMT dimanche, confirmant les dires du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays a joué le rôle de médiateur, selon lequel un accord avait été conclu.
Le protocole d’accord, qui intervient juste avant le début du sommet du G7 d’Evian-les-Bains (Haute-Savoie) et qui fait baisser les cours du pétrole lundi matin, devrait être officiellement signé vendredi en Suisse.
Les termes précis de ce protocole d’accord n’ont pas été dévoilés à ce stade. Shehbaz Sharif a dit dans un message publié sur le réseau social X que le pacte prévoyait “la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban”.
Le Liban a constitué pendant des semaines un point d’achoppement dans les négociations, l’entité sioniste et le Hezbollah ignorant jusqu’ici les appels de Donald Trump et d’autres à cesser leurs attaques mutuelles.
Dans un communiqué, le secrétariat du Conseil suprême de sécurité nationale iranien a déclaré que la guerre et les opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban, prendraient fin définitivement à partir de lundi soir.
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a noté qu’un accord plus complet serait négocié pendant une période de cessez-le-feu de 60 jours, comprenant notamment un allégement des sanctions contre l’Iran.
Le sort du programme nucléaire iranien, question centrale de l’affrontement entre Etats-Unis et Iran sera également abordé lors de ces pourparlers, ont précédemment dit des sources à Reuters.
Il n’y a pas eu de réaction immédiate à cette annonce de la part de l’entité sioniste, qui a dit ne pas avoir participé aux pourparlers entre les États-Unis et l’Iran.




