Survivants d’Ébola : des troubles cérébraux pouvant persister pendant des années

Une étude récente publiée dans la revue JAMA Neurology révèle que les survivants du virus Ebola pourraient souffrir de troubles neurologiques durables, parfois plusieurs années après leur guérison.

En suivant 148 patients sur près d’une décennie, les chercheurs ont observé chez certains des symptômes persistants tels que des maux de tête, des troubles cognitifs, des pertes de mémoire et des signes proches de la méningite. Si une amélioration globale est généralement constatée après sept ans, une partie des patients continue néanmoins de présenter des séquelles neurologiques significatives.

Les scientifiques estiment que ces effets pourraient s’expliquer par la capacité du virus à se réfugier dans certaines zones protégées de l’organisme, comme le cerveau, mais aussi par des micro-lésions vasculaires ou encore par le traumatisme psychologique lié à la maladie.

Ces résultats confirment la nécessité de mieux comprendre l’impact à long terme d’Ebola sur le système nerveux et de développer des traitements capables de protéger le cerveau des survivants.