Tunisie : Le projet de loi électorale doit subir de nombreuses modifications

Selon la présidente de l’Observatoire Chahed pour le contrôle du processus électoral, Leila Bahria, le projet de loi électorale “gagnerait encore à recevoir de nombreuses modifications pour devenir véritablement un projet de loi”.

S’exprimant, vendredi, lors d’une conférence de presse en présence du président de l’Instance supérieure indépendante des élections, Chafik Sarsar, elle a considéré qu’en l’état actuel, “le projet de loi ne répond pas aux standards professionnels les plus élémentaires et comporte une violation évidente des principes procéduraux du droit tunisien”.

Leila Bahria a, en outre, mis en garde contre le risque de dépassement de la date fatidique de la fin de l’année 2014 pour la tenue des élections législatives et présidentielle comme le prescrit la Constitution.

“Si elle se produit, une éventuelle violation de la Constitution constituerait un signal très négatif et aurait des incidences politiques, sécuritaires et économiques pour le pays”, a-t-elle dit. La présidente de l’Observatoire Chahed a fait porter à l’Assemblée nationale constituante la responsabilité de tout retard dans l’adoption de la loi électorale car, a-t-elle argué, il y va du fonctionnement de l’ISIE.

Pour autant, elle pense que la loi en question ne pourra pas être adoptée à la fin du mois d’avril. Bahria a, aussi, fait porter au gouvernement la responsabilité de la mise à disposition des moyens matériels et logistiques pour permettre à l’ISIE de se consacrer pleinement à sa mission “dans de bonnes conditions”.

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