Démission du gouvernement et après ?

En somme, si j’ai bien compris, voilà que l’on appelle à la démission du Gouvernement Jebali.

Dans les démocraties occidentales, lorsqu’un gouvernement n’est pas désiré, on fait appel à l’Assemblée (ici Constituante) pour émettre une motion etc. (pour ceux qui ne le savent pas, il faut lire la « petite constitution »).

 

Ça peut aussi être une décision du Chef du Gouvernement lui-même (ce qui n’est pas le cas), d’en appeler à de nouvelles élections (si on avait une Constitution).

Rien de tout cela, dans notre cas, c’est un Parti qui appelle à cette « destitution ».

Rien de plus anti-démocratique à en juger par la procédure!

En somme (encore), après moins de 6 mois d’investiture, et moins d’un mois de la finalisation de la Loi de Finances, et avec toutes les difficultés qu’a connu le pays, et sans ménagement aucun de la part de l’opposition et de ses sympathisants y compris les centrales syndicales ainsi que des médias et autres spéculateurs et RCDistes dernièrement, voilà qu’à l’aube des premières élections démocratiques qu’a connu le pays depuis des lustres, on invoque la destitution du Gouvernement par une procédure tout ce qu’il y a de plus antidémocratique.

C’est à croire qu’on est né pour être inféodés à la barbarie!

Commentaire de Mohamed Elyes Kchouk à l’article Tunisie – Politique : Al Joumhouri appelle à la démission du gouvernement Jebali