Selon des indiscrétions, on aurait observé ces derniers jours des salafistes portant des tee-shirts sur lesquels étaient inscrits la mention « Police salafiste ».
Quand on sait qu’une véritable campagne salafiste organisée a secoué plusieurs régions du pays, notamment après le grand assemblement de Kairouan et les démonstrations de force de ces groupes de djihadistes qui ont suivi, avec des déclarations du genre « nous sommes l’alternative, en cas de chute du régime Ennahdha« , on n’a pas de mal à voir se développer des structures organisées (sans oublier les bruits sur des entraînements de milices dans le sud du pays).
Face à ces actions salafistes, la réaction de la société civile n’a pas tardé, on a vu la création d’un front national de défense du pays et du citoyen, l’UGTT de son côté annonce dans un communiqué qu’elle « assumera ses responsabilités pour protéger le pays », alors que dans certaines régions on parle de mise en place de comités de défense, face à la passivité du gouvernement qui tarde à réagir. Aujourd’hui à Dahmani (Kef), des habitants armés de bâtons et de gourdins ont empêché des salafistes d’imposer un nouveau imam dans leur mosquée, sans compter l’appel àmanifester le 2 juin, à l’avenue Bourguiba pour protester contre ce cirque salafiste.
Selon ces mêmes sources, des instructions auraient été communiquées à tous les postes d’intervention afin d’utiliser « tous les moyens » pour assurer la sécurité des biens et des citoyens, sans avoir besoin d’attendre d’instructions.
A suivre…
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