Les prix de l’or ont connu une forte baisse ce mercredi sur les marchés internationaux, reculant de plus de 3 % et passant sous le seuil symbolique des 4 000 dollars l’once, pour atteindre leur niveau le plus bas depuis novembre 2025. Cette diminution s’explique principalement par le renforcement du dollar américain et par les anticipations des investisseurs, qui misent sur le maintien d’une politique monétaire restrictive de la Réserve fédérale, avec la possibilité de nouvelles hausses des taux d’intérêt dans les prochains mois. Dans ce contexte, le métal précieux subit également la pression d’un environnement économique où le coût d’opportunité des actifs non rémunérés devient plus élevé, ce qui réduit son attractivité. Après avoir atteint un record en janvier, l’or affiche désormais un recul d’environ 5 % depuis le début de l’année, malgré un contexte géopolitique toujours incertain et des fluctuations persistantes sur les marchés de l’énergie.
En revanche, sur le marché tunisien, la tendance est différente puisque les prix de l’or continuent d’enregistrer une hausse, portés notamment par la dépréciation du dinar face aux principales devises, la hausse des coûts d’importation et une demande locale relativement soutenue. Selon les données du marché et les professionnels du secteur, le gramme d’or 18 carats reste orienté à la hausse ces dernières semaines, reflétant l’impact direct des variations du taux de change et des tensions sur le pouvoir d’achat. Cette divergence entre le marché international et le marché local illustre la forte sensibilité du prix de l’or en Tunisie aux facteurs monétaires et économiques internes.




