La filière avicole tunisienne traverse une nouvelle phase de déséquilibre après avoir connu, en début d’année, une situation de pénurie marquée par des tensions sur l’offre et une hausse des prix.
Aujourd’hui, le secteur fait face à l’effet inverse : une surproduction qui pèse lourdement sur les prix et fragilise les éleveurs. Ce retournement rapide met en évidence les faiblesses structurelles d’une filière qui souffre d’un manque de régulation et d’outils de planification efficaces. Réunie récemment, la tutelle du commerce a reconnu plusieurs dysfonctionnements, notamment l’absence de coordination entre les différents maillons de la chaîne et le manque de mécanismes capables d’absorber les excédents ou de prévenir les pénuries.
Malgré ces constats, les mesures annoncées restent pour l’instant générales, centrées sur la concertation et la réorganisation future du secteur, sans réponse immédiate face à la crise actuelle. Sur le terrain, les professionnels appellent à des actions concrètes pour stabiliser un marché qui continue de fonctionner par cycles imprévisibles.




