INPT Tunisie : appel à l’impunité zéro et protection renforcée des victimes de torture

L’Instance nationale pour la prévention de la torture (INPT) a réaffirmé, ce vendredi, son soutien inconditionnel aux victimes de la torture et a fermement condamné ces crimes.

Dans un communiqué publié à l’occasion de la Journée internationale des Nations Unies pour le soutien aux victimes de la torture, l’INPT a exigé l’application stricte du principe de « l’impunité zéro » afin de rompre avec le sentiment d’inutilité du dépôt de plainte chez les victimes et de garantir la non-répétition des violations.

L’Instance a insisté sur la nécessité d’appliquer les garanties juridiques et procédurales fondamentales aux suspects dès leur interpellation, leur arrestation et leur garde à vue. Elle a également appelé à garantir les droits de toutes les personnes placées dans des lieux privatifs de liberté, en exigeant un traitement humain qui préserve leur intégrité physique et morale. L’INPT préconise, par ailleurs, l’adoption de peines alternatives à la détention chaque fois que possible.

Pour mener à bien sa mission de contrôle et de sensibilisation, l’INPT a rappelé qu’une coopération étroite et continue avec les autorités de tutelle des lieux de privation de liberté est indispensable. Selon l’Instance, cette collaboration doit traduire concrètement l’engagement de l’État et réduire le fossé entre les textes de loi, les discours officiels et la réalité quotidienne.

L’INPT est une instance publique tunisienne dotée de la personnalité morale et de l’indépendance administrative et financière. Composée de 16 membres élus en 2016, elle a été créée par une loi organique adoptée en 2013 par l’Assemblée nationale constituante. Sa création découle de la mise en œuvre du Protocole facultatif à la Convention contre la torture, ratifié par la Tunisie en 2011.

Célébrée chaque 26 juin, la Journée internationale des Nations Unies pour le soutien aux victimes de la torture marque l’anniversaire de l’entrée en vigueur, en 1987, de la Convention des Nations Unies contre la torture, qui compte aujourd’hui 174 États parties.