Cinquante et un migrants en situation irrégulière, originaires d’Afrique subsaharienne, ont été rapatriés dimanche depuis l’aéroport international de Tunis-Carthage vers leurs pays d’origine, à savoir le Burkina Faso, la Guinée, la Côte d’Ivoire et le Bénin.
Cette opération s’inscrit dans le cadre du programme de retour volontaire piloté par le ministère de l’Intérieur, en étroite coordination avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et plusieurs partenaires nationaux et internationaux.
Plus de la moitié des personnes rapatriées sont des jeunes âgés de 18 à 30 ans. Le groupe comprenait également des femmes et plusieurs enfants, selon les constatations de l’envoyée spéciale de l’agence TAP présente sur place, corroborées par le responsable du vol.
Interrogés avant leur embarquement, plusieurs migrants ont indiqué avoir choisi de regagner leur pays après l’échec de leurs tentatives de rejoindre l’Europe, notamment l’Italie, considérant le retour volontaire comme la seule alternative envisageable.
Une mère de famille a qualifié cette décision de « difficile », mais nécessaire afin d’offrir un nouveau départ à ses enfants après des mois d’errance et d’instabilité. Une autre rapatriée a exprimé sa gratitude envers les autorités tunisiennes pour l’assistance qui lui a été apportée, expliquant que son projet d’ouvrir un salon de coiffure n’avait pas abouti et qu’elle souhaitait désormais reconstruire sa vie auprès des siens.
Ce dispositif s’inscrit dans une approche durable de gestion des flux migratoires. Selon des données officielles, le programme de retour volontaire et de réintégration, conduit en partenariat avec l’OIM, a permis le retour de 22377 migrants en situation irrégulière entre 2022 et mai 2026, dont 2103 au cours des premiers mois de l’année 2026.
À titre de rappel, l’OIM a accompagné plus de 5 mille migrants dans le cadre de ce programme en 2025, dont 1096 durant le seul mois de juillet.
Le programme repose sur le libre consentement du migrant. Il garantit un accompagnement administratif et logistique dans le respect de sa dignité, conformément aux principes du droit international des droits de l’homme et des conventions relatives aux migrations.




