La journaliste tunisienne khaoula boukrim a annoncé avoir été condamnée par contumace à quatre ans de prison par la justice tunisienne. Selon ses déclarations, son avocat l’a informée de deux jugements distincts prononcés à son encontre en vertu du décret-loi 54 relatif aux crimes liés aux systèmes d’information et à la publication en ligne.
Fondatrice du site d’information Toumadia, khaoula boukrim estime que cette condamnation s’inscrit dans une série de poursuites visant des journalistes et des voix critiques du pouvoir. Installée en France depuis décembre dernier, elle affirme avoir quitté la Tunisie après avoir appris l’existence de plusieurs procédures judiciaires engagées contre elle en raison de ses prises de position critiques envers le président de la République et son entourage.
Cette affaire relance le débat autour du décret-loi 54, dénoncé par plusieurs organisations de défense des droits humains comme un outil de restriction de la liberté d’expression, tandis que les autorités soutiennent qu’il est nécessaire pour lutter contre la désinformation et les abus commis sur internet.




