Dans un message rédigé depuis la prison civile de la Mornaguia et transmis par son avocat, Mourad Zeghidi a vivement contesté sa condamnation à trois ans et demi de prison pour blanchiment d’argent, qu’il qualifie d’injuste et de disproportionnée.
Le journaliste affirme que l’affaire repose essentiellement sur des questions fiscales déjà régularisées et dénonce une confusion entre infractions fiscales et blanchiment d’argent. Évoquant un profond sentiment d’injustice, il estime que son dossier s’inscrit dans un contexte plus large de pressions exercées contre les voix critiques et les médias indépendants en Tunisie. Ayant entamé une grève de la faim, il présente cette démarche comme un appel à l’attention face à ce qu’il considère comme une atteinte aux libertés publiques.
Mourad Zeghidi a également exprimé sa gratitude envers les nombreuses personnalités, organisations et citoyens qui lui ont apporté leur soutien, tout en réaffirmant son attachement à ses convictions. Condamné également dans une autre affaire liée au décret-loi 54, il devrait, selon son avocat, rester en détention jusqu’à la fin du mois de juin 2028.




