Ce samedi 23 mai 2026, une situation inhabituelle a touché de nombreux utilisateurs de l’application My TT de Tunisie Telecom, qui ont reçu simultanément une notification push au contenu à forte tonalité politique, évoquant notamment une dégradation du climat des libertés, des tensions touchant certaines professions comme les journalistes et les avocats, ainsi qu’une situation économique jugée préoccupante, avant de se conclure par un appel à l’écoute de la « voix du peuple ».
Très vite, l’incident a pris de l’ampleur sur les réseaux sociaux, où des captures d’écran ont été massivement partagées, alimentant une vague de réactions mêlant surprise, humour et inquiétude, certains internautes évoquant une erreur interne, d’autres une possible intrusion dans les systèmes de gestion des notifications, voire une faille de sécurité plus sérieuse affectant l’infrastructure numérique de l’opérateur. L’événement a surtout soulevé des interrogations sur la manière dont un message non promotionnel et à caractère sensible a pu être diffusé à une base aussi large d’abonnés, alors que ce type de canal est normalement strictement réservé aux communications commerciales et techniques. Dans ce contexte, plusieurs observateurs ont souligné le risque potentiel lié à une compromission des accès internes ou à une mauvaise configuration des outils d’envoi automatisé, ce qui, si cela était confirmé, poserait la question de la protection des données et des systèmes critiques de l’entreprise.
Face à l’ampleur de la polémique, Tunisie Telecom a publié un communiqué relativement général évoquant des travaux de maintenance et d’amélioration de l’application My TT, sans fournir de détails précis sur l’incident ni confirmer ou infirmer la piste d’un piratage. Cette communication jugée vague par de nombreux internautes a rapidement relancé les débats en ligne, renforçant les spéculations et laissant l’affaire entourée de nombreuses zones d’ombre.




