Les autorités judiciaires ont déféré 18 personnes dans le cadre d’une vaste enquête portant sur des soupçons de blanchiment d’argent et de traite des êtres humains, impliquant notamment des créateurs de contenu actifs sur TikTok et Instagram. Selon les premiers éléments de l’enquête, ces personnes seraient suspectées d’avoir pris part à un réseau structuré utilisant les réseaux sociaux comme vitrine pour des activités financières opaques et des opérations suspectes, notamment des transferts de fonds d’origine douteuse et des circuits économiques parallèles.
L’affaire s’inscrit dans une série d’investigations menées ces derniers mois par les services de sécurité et la justice tunisienne contre des réseaux liés à la cybercriminalité, à l’escroquerie en ligne et au blanchiment d’argent. Elle met également en lumière les nouvelles formes de criminalité numérique, où les plateformes sociales deviennent des outils de visibilité mais aussi, selon les enquêteurs, des moyens de dissimulation et de monétisation illégale.
Par ailleurs, certaines sources judiciaires évoquent des soupçons plus graves liés à des faits de traite des personnes, ce qui élargit considérablement la portée de l’enquête et renforce la dimension criminelle du dossier. Les personnes mises en cause restent présumées innocentes dans l’attente de la poursuite des investigations et des décisions de justice.




