Le ministre de la Santé, Moustapha Ferjani, a déclaré ce samedi, lors d’une journée d’étude organisée à l’hôpital pédiatrique Bachir Hamza de Tunis, que des études récentes menées dans certains pays arabes ont montré que le taux de dyslexie chez les élèves du primaire est estimé à 12 % et varie entre 15 et 20 % à l’échelle mondiale.
Ferjani a ajouté, lors de l’ouverture de la journée d’étude sur « La langue et les difficultés d’apprentissage chez les enfants », organisée à l’initiative du laboratoire « Recherches sémiotiques et linguistiques informatiques » de la Faculté des lettres, des arts et des sciences humaines de Manouba, en collaboration avec le ministère de la Santé, que les résultats des études de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont montré un recul des acquis en lecture après la pandémie de Covid-19, ainsi qu’en mathématiques, entre 2018 et 2021 dans les pays membres de l’organisation.
Il a souligné que ces difficultés ne sont pas marginales et nécessitent des efforts conjoints pour y remédier, affirmant que la Tunisie n’est pas à l’écart des autres pays face au défi des troubles d’apprentissage chez les enfants et qu’elle doit passer d’initiatives ponctuelles à des initiatives globales.
Il a estimé que le dossier des troubles d’apprentissage n’est pas un dossier purement éducatif, mais bien un dossier éducatif et sanitaire par excellence, soulignant qu’un enfant souffrant de troubles d’apprentissage n’est pas moins capable d’apprendre ni moins intelligent, mais qu’il a besoin d’un accompagnement adapté et d’un diagnostic précoce.
À cet égard, le ministre de la Santé a appelé à s’inspirer des expériences comparables dans ce domaine et à ne pas traiter ce dossier de manière fragmentée, estimant que l’éducateur joue un rôle important dans le diagnostic initial.
Il a insisté sur la nécessité de ne pas laisser les résultats de la recherche scientifique dans ce domaine confinés aux laboratoires, soulignant que les conclusions de cette journée d’étude constitueront le point de départ d’une politique de santé relative aux troubles d’apprentissage et de sa mise en œuvre dans la médecine scolaire et universitaire.




