La Syrie a franchi une étape symbolique dans son processus de justice transitionnelle avec l’ouverture, ce dimanche à Damas, de la première audience du procès par contumace de Bachar al-Assad et de son frère Maher al-Assad, aux côtés de plusieurs figures de l’ancien régime.
Selon une source judiciaire, cette séance inaugurale vise à poser les bases juridiques de cette procédure inédite, tout en jugeant en présence certains responsables sécuritaires et militaires, dont Atef Najib, présenté menotté devant le tribunal. Ce dernier est notamment accusé d’avoir joué un rôle clé dans la répression des manifestations de 2011 à Deraa, point de départ du soulèvement syrien.
Présidée par le juge Fakhr al-Din al-Arian, la cour a précisé que cette première audience est consacrée aux procédures administratives et préparatoires, avant une prochaine séance prévue le 10 mai, marquant ainsi le début d’un processus judiciaire attendu dans un contexte de quête de responsabilité et de justice.




