Crèches et jardins d’enfants privés : un secteur qui agonise

La Chambre nationale des jardins d’enfants et des crèches, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) a mis en garde, ce vendredi, contre la poursuite des problèmes menaçant la survie des établissements privés de l’enfance signalant que leur nombre a baissé de plus de 6 mille à 5500 actuellement.

Lors d’une conférence de presse tenue à Tunis, les membres de la Chambre ont souligné que les jardins d’enfants et les crèches privés vivent une crise sans précédent en raison des difficultés financières et organisationnelles.

“Plusieurs départements ministériels interviennent dans le secteur de l’enfance en Tunisie, ce qui complique la situation”, a souligné Nabiha Kammoun, présidente de la Chambre appelant à renforcer le contrôle notamment sur les espaces anarchiques et les structures qui ne respectent pas le cahier des charges.

Selon l’intervenante, la création des classes préparatoires dans les écoles publiques depuis 2001 a contribué à fragiliser davantage le secteur.

Kammoun a, par ailleurs, souligné l’attachement des jardins d’enfants privés à l’application du programme pédagogique officiel niant l’existence de classes d’initiation scolaire dans ces structures tel qu’indiqué auparavant par le ministère de la famille, de la femme, de l’enfance et des Séniors.

La Chambre a appelé également à permettre aux jardins d’enfants de bénéficier du programme « Notre jardin dans notre quartier », destiné aux enfants issus de familles modestes.

En outre, l’accent a été mis sur la nécessité d’organiser le secteur et de lutter contre les disparités régionales, notamment dans les zones intérieures où la fréquentation des jardins d’enfants reste limitée.