La chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis I a prononcé, mardi, des peines à l’encontre de douze accusés, dont le président du “mouvement Ennahdha”, Rached Ghannouchi, et des dirigeants du parti, pour des faits qualifiés d’atteinte à l’intégrité de l’Etat visant à “modifier la forme du gouvernement” et “incitant à la violence civile” et de “complot contre la sûreté de l’Etat”, a indiqué, mercredi, une source judiciaire dans une déclaration à l’agence Tunis Afrique Presse.
Rached Ghannouchi et deux dirigeants du parti, Youssef Nouri et Ahmed Mechergui, ont écopé chacun de vingt ans de prison.
Des peines de vingt ans d’emprisonnement, avec exécution immédiate, ont été prononcés contre cinq autres accusés en fuite. Il s’agit de l’ancien responsable de l’action étudiante du parti, Mohamed Cheniba, l’ancien ministre Rafik Bouchlaka, l’ancien député Maher Zid, le blogueur Mohamed Smati et le journaliste Mokdad Mejri, pour les mêmes faits à savoir “atteinte à l’intégrité de l’Etat visant à modifier la forme du gouvernement”, “incitation à la violence civile” et de “complot contre la sûreté de l’Etat”.
Quatre autres dirigeants d'”Ennahdha”, poursuivis en état de liberté, à savoir Belgacem Hassan, Mohamed Goumani, Abdallah Seghiri et Mouaffakbellah Kaabi, ont été condamnés, chacun, à une peine de trois ans d’emprisonnement pour complot contre la sûreté intérieure de l’Etat.
L’affaire trouve son origine dans des déclarations attribuées à Rached Ghannouchi, prononcées à l’occasion d’une veillée ramadanesque organisée en 2023 par le Front de salut national. Ces propos ont été considérés par les autorités judiciaires comme susceptibles de revêtir une qualification pénale, notamment au regard des infractions relatives à l’atteinte à la sûreté de l’État, ce qui a conduit à l’ouverture de poursuites et à la saisine de la juridiction compétente.




