La chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis a ordonné le renvoi de l’examen de l’affaire dite du “bureau d’ordre de la Présidence de la République” et impliquant la présidente du Parti destourien libre (PDL), Abir Moussi, au 13 mars courant, et ce, à la demande des avocats de la défense.
La juridiction a, en outre, décidé le rejet de la demande de mise en liberté de Abir Moussi ainsi que des autres requêtes présentées par la défense, apprend l’agence Tunis Afrique Presse auprès d’une source judiciaire.
Abir Moussi a comparu, mardi, devant la chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis dans le cadre de l’affaire dite du “bureau d’ordre de la Présidence de la République”, pour laquelle elle avait été condamnée en première instance à douze ans de prison.
Il convient de rappeler que la quatrième chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis avait, en décembre dernier, rendu son jugement dans cette affaire, condamnant la présidente du PDL, Abir Moussi, à douze ans de prison, tandis que la dirigeante du parti, Meriem Sassi (en liberté), avait écopé de deux ans de prison.
Abir Moussi est détenue dans le cadre de cette affaire depuis le 3 octobre 2023, date à laquelle elle s’était présentée au bureau d’ordre de la Présidence de la République pour déposer des recours contre des décrets présidentiels.
La chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis avait ordonné le renvoi de la présidente du PDL devant la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis en état de détention, et le renvoi de la dirigeante du PDL, Meriem Sassi, en état de liberté, pour des chefs d’accusation d’attentat ayant pour but de changer la forme du gouvernement, d’incitation des habitants à s’armer les uns contre les autres, conformément à l’article 72 du Code pénal.




