Des activistes politiques et de la société civile ont déclaré, lundi, rejeter les tentatives visant à “assujettir les médias” et à les transformer en un “outil de propagande”.
Dans une pétition citoyenne, publiée lundi, sur le réseau social facebook, les signataires estiment que ces “tentatives de mainmise” sur les médias constituent “une atteinte aux principes démocratiques et à l’Etat de droit”.
Ils ont appelé à mettre un terme à tous “les dysfonctionnements, abus et atteintes”, se disant conscients de la gravité que traverse, aujourd’hui, le secteur des médias en Tunisie. Ils soulignent, dans ce sens, le rôle central que joue un média indépendant, libre et professionnel dans l’édification de l’Etat de droit, la protection des citoyens contre l’injustice, ainsi que dans la garantie de leur droit à une information de qualité et crédible, selon le texte de la pétition.
Les signataires de la pétition ont, par ailleurs, appelé à relancer les activités de la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle et celles de l’Instance d’accès à l’information, à abroger le décret-loi n°54 et à mettre fin au recours à des textes liberticides dans les poursuites engagées contre les journalistes.
Ils ont, enfin, lancé un appel aux défenseurs de l’indépendance des médias, de la liberté de la presse et des principes de l’Etat de droit, à coordonner leurs efforts en vue de l’organisation, dans les prochains jours, d’un mouvement de protestation dont l’objectif est de revendiquer le droit des citoyens à des médias publics neutres et professionnels, ainsi que le droit des journalistes à exercer leur profession en toute liberté et indépendance.




