Un nombre de députés ont appelé lundi matin au Palais du Bardo, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique à hâter la régularisation la situation professionnelle de ses adhérents, dénonçant la poursuite de l’emploi précaire au sein du ministère.
Les députés ont souligné au cours d’une séance plénière consacrée au dialogue avec le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique Mondher Belaid, la nécessité de mettre fin aux formes d’emploi précaire au sein du ministère et de régulariser certaines situations professionnelles de manière catégorique et conformément à la loi en vigueur.
Ils ont indiqué que la priorité doit être accordée au dossier des doctorants sans emploi, qui ont observé aujourd’hui un sit-in en concomitance avec la plénière.
Les députés ont appelé à la régularisation de la situation professionnelle des enseignants temporaires dans les instituts supérieurs des technologies et les enseignants contractuels dans les écoles de doctorats et les laboratoires de recherche, afin de préserver leur dignité et leurs droits.
Certains députés se sont interrogés sur la révision des contrats de travail des enseignants pour l’année scolaire 2025-2026 de manière à fixer leur salaires, le nombre d’heures de travail permanent et supplémentaire de manière équitable, ajoutant que le ministère de l’enseignement supérieur doit mettre fin au détachement des enseignants de l’enseignement secondaire dans les universités, alors que le nombre des doctorants sans emploi est en nette croissance.
Par ailleurs, quelques députés ont souligné l’importance de prendre les mesures adéquates en vue de renforcer les régions en écoles et instituts supérieurs, d’appuyer certains établissements de l’enseignement supérieur tels que l’université de Kairouan, et de hâter la mise en oeuvre de la décision du conseil des universités portant approbation de la création d’un cycle intégré de formation en ingénierie à l’institut préparatoire aux études d’ingénieur de Kairouan, rappelant que cette décision a été prise depuis 2020.
Ils ont dénoncé la corruption dans les administrations relevant du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique au niveau central et régional en particulier au sein des commissions de recrutement et des promotions, notant que le ministère n’a pas pris des mesures pour traiter ce dossier malgré les centaines de plaintes qui ont été transmises au président de la république.




