L’ONU dénonce un siège « meurtrier en silence » contre la population de Ghaza

L’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) a alerté, lundi, sur la situation critique de ses services médicaux dans la bande de Ghaza, en raison du blocus imposé depuis plus de deux mois par l’entité sioniste, empêchant toute aide humanitaire d’entrer dans l’enclave.

« En raison du siège et des bombardements continus, les services médicaux de l’UNRWA souffrent d’un grave manque de ressources. Un tiers des fournitures essentielles est déjà épuisé, et un autre tiers pourrait l’être d’ici deux mois », a indiqué l’agence onusienne dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux.

L’UNRWA, qui reste un acteur majeur de la santé à Ghaza, a de nouveau appelé à un cessez-le-feu immédiat, qualifiant la situation humanitaire de « dépassant l’imagination ».

Le Commissaire général Philippe Lazzarini a averti que le blocus « tue en silence » chaque jour davantage de femmes et d’enfants, en plus des victimes des frappes continues.

Depuis le 2 mars, l’occupation israélienne maintient la fermeture des points de passage, empêchant l’acheminement de vivres, de médicaments, d’aide humanitaire et de marchandises, aggravant dramatiquement la crise humanitaire dans la bande de Ghaza.