Kais Saied à Fakhfakh : Il n’y a d’autre choix que d’appliquer l’article 89 de la Constitution

Le président de la République, Kais Saied, a indiqué, lundi, lors de son entretien avec Elyes Fakhfakh, chargé de la formation du gouvernement que “les dispositions de la Constitution sont claires, et le principe de base est d’en appliquer l’article 89”.

“Celui qui rédige un texte doit veiller à son application”, a-t-il insisté, ajoutant que l’implication dans l’action politique exige de se conformer aux dispositions de la Constitution.

Dans une déclaration publiée sur la page officielle de la présidence de la République, Saied a expliqué que “chercher à retirer la confiance du gouvernement de gestion des affaires courantes, constitue une action en dehors du cadre constitutionnel vu qu’il ne s’agit pas d’un gouvernement au pouvoir. Il est issu de l’ancien parlement”.

Il est donc inenvisageable que le parlement retire la confiance du gouvernement des affaires courantes, a-t-il dit.

Et de préciser que “la gestion des affaires courantes signifie la garantie, par l’actuel gouvernement, de la continuité et de la pérennité de l’Etat”.

“Même si on lui retire la confiance, (l’actuel gouvernement) restera un gouvernement de gestion des affaires courantes”, insiste Kais Saied. “Comment le parlement peut retirer la confiance à un gouvernement auquel il n’a pas accordé la confiance”, s’interroge-t-il.

L’article 89 de la Constitution stipule que “si, dans les quatre mois suivant la première désignation, les membres de l’Assemblée des représentants du peuple n’ont pas accordé la confiance au gouvernement, le Président de la République peut décider la dissolution de l’Assemblée des représentants du peuple et l’organisation de nouvelles élections législatives dans un délai d’au moins quarante-cinq jours et ne dépassant pas quatre-vingt-dix jours”.