Le ministre des Affaires religieuses, Ahmed Adhoum, a indiqué que la charte d’honneur de l’Imam prédicateur constitue l’un des principaux points sur lesquels a travaillé le ministère durant ces trois dernières années, précisant que parmi les principes de base de cette charte figure la prise en compte du rôle religieux et social de la mosquée.
Lors d’une conférence de presse, jeudi au Palais du gouvernement à la Kasbah, Adhoum a expliqué que cette charte plaide pour l’équilibre dans le discours religieux et la diffusion de la culture de l’espoir.
“La charte préconise aussi de ne pas instrumentaliser la mosquée à des fins de propagande partisane, commerciale ou lucrative et d’éviter le discours de diffamation et dénigrement”, a-t-il souligné.
Adhoum a, par ailleurs, affirmé que “le ministère a œuvré à faire évoluer le discours religieux de 4 800 Imams prédicateurs afin d’éviter la langue de bois et d’adopter un discours ouvert et responsable, dans le cadre du respect des dispositions de la Constitution”.
“Le ministère a organisé 24 conférence-débats dans tous les gouvernorats sur l’Imam prédicateur”, a-t-il indiqué, précisant que “2300 cadres religieux travaillent dans des conditions difficiles avec des moyens modestes”.
Sur un autre plan, Adhoum a annoncé la création d’un système électronique dédié au pèlerinage dans un souci d’être plus équitable dans le dépouillement des candidatures.
Il a également précisé que le budget du ministère est passé à 149 millions de dinars au titre de 2020 en raison du manque des ressources humaines et des moyens logistiques.
“Des sessions de formation au profit des accompagnateurs ont été organisées en coordination avec les autorités saoudiennes, afin de fournir les meilleures conditions pour les pèlerins”, a-t-il ajouté.




