Mohamed Ennaceur l’ARP reçoit les membres du Bureau exécutif du SNJT

Le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Mohamed Ennaceur, a reçu lundi, au Palais du Bardo, les membres du bureau exécutif du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT).

La rencontre a porté sur les lois relative à la liberté de la presse. Il s’agit notamment du décret-loi 115 sur la liberté de la presse, de l’impression et de l’édition, du décret-loi sur la liberté de la communication audiovisuelle et du décret-loi 41 sur le droit d’accès à l’information.

Les membres du bureau exécutif du SNJT, conduits par leur président, Néji Bghouri, ont insisté sur la nécessité de mettre en place une instance indépendante de régulation pour la presse écrite.

Ils ont, également, appelé à tout mettre en œuvre pour faire libérer, le plus tôt possible, les deux journalistes tunisiens Sofiène Chourabi et Nadhir Ktari, enlevés en Libye.

« Il est, aujourd’hui, hors de question de restreindre la liberté de la presse et la liberté d’expression, considérées comme l’un des grands acquis de la révolution », a affirmé le président de l’ARP en réponse aux craintes des journalistes concernant une possible restriction des libertés, en particulier dans le projet de loi sur la lutte antiterroriste.

Il a souligné la disposition des différentes commissions législatives à se concerter avec les journalistes au sujet de ces deux projets de loi. Dans une déclaration à l’issue de la rencontre, Néji Bghouri a déclaré que les membres du bureau ont insisté sur la nécessité de préserver et de renforcer les acquis relatifs à la liberté de la presse et d’expression.

L’accent a, également, été mis sur l’importance de ne pas restreindre les libertés relatives au droit à l’information et à la liberté d’exercer le métier de journaliste, a-t-il précisé.

Il a déclaré avoir fait part au président de l’ARP des inquiétudes face à un certain nombre d’articles du projet de loi antiterroriste et celui criminalisant les agressions contre les forces de sécurité, proposés par le gouvernement, qui, a-t-il relevé, portent atteinte à la liberté de la presse et aux libertés en général.