Tunisie : Sit-in, à proximité de l’aéroport de Djerba-Zarzis

Un groupe d’activistes de la société civile de Djerba a observé, dimanche après-midi, un mouvement de protestation à proximité de l’aéroport de Djerba- Zarzis pour réclamer une solution radicale au problème de l’accumulation des déchets dans l’Ile.

Selon un des manifestants, cette situation alarmante risque de provoquer une catastrophe écologique et sanitaire. Les protestataires ont menacé d’opter pour de nouvelles formes d’escalade au cas où le gouvernement ne trouverait pas de solution urgente à cette situation.

Ce sit-in, organisé à l’appel du Conseil insulaire, de médecins et d’associations de l’Ile, a été émaillé par de vives altercations entre manifestants et habitants de Mellita. Ces derniers contestaient l’organisation de ce sit-in à proximité de l’aéroport, rappelant, à cet égard, qu’ils n’avaient bénéficié d’aucun soutien (de ces manifestants), alors qu’un différend les opposait à la délégation spéciale de Houmet Souk.

Selon eux, la délégation de Houmet Souk avait aménagé et exploité, une année durant, une décharge anarchique dans la région pour ensuite ériger un centre de gestion des déchets sur un terrain qui ne lui appartenait pas. Pour sa part, le porte-parole des protestataires, Riadh Barouni, a affirmé que ce sit-in était pacifique, précisant que les manifestants n’avaient aucunement l’intention de bloquer l’accès de l’aéroport ou de gêner ses activités. « Notre principal objectif est de sauver l’Ile de Djerba des déchets accumulés et de vivre dans un environnement sain », a-t- il lancé. Nous avons choisi ce lieu vital qu’est l’aéroport de Djerba- Zarzis dans le seul but de faire entendre nos voix aux autorités, a-t-il ajouté.

Parmi nos revendications, a précisé Barouni, la fermeture des décharges anarchiques et le transfert des déchets de l’Ile vers la décharge régionale de Bouhamed, relevant que le caractère insulaire de Djerba ne lui permet pas d’abriter des décharges, vu que le droit international le lui interdit. La société civile a décidé de mettre en place une cellule de crise pour assurer le suivi de la situation à Ajim Djerba et pour négocier avec les autorités officielles tant régionales que centrales.

Les représentants de la société civile ont aussi décidé de porter plainte contre la déléguée de Houmet Souk et toute personne de cette délégation spéciale impliquée dans le projet de création d’une décharge anarchique à Ajim.