Medjerda : Une expédition pour la bonne cause, portée par le rêve “National Geographic Tunisie”

10 jours après leur départ de Ghar Dimaou (frontières avec l’Algérie), les deux explorateurs tunisiens, Farhat Ben Marzou et Ridha Ouni, sont arrivés dimanche peu avant midi au port de Ghar El Melh (gouvernorat de Bizerte).

Accueillis dans une quasi­-absence médiatique, les deux aventuriers ont tout de même été chaleureusement salués par des activistes écologiques et les jaloux de leur patrimoine naturel et culturel, dont les membres du réseau d’enfants de la terre et l’association “I love Tunisia”.

Mais aussi par les organisateurs et partenaires de cette première opération en son genre, les membres du Bureau d’étude, de formation et d’expertise en environnement Okiomos sans oublier en premier lieu, l’organisme Exploralis, dont les domaines d’intérêt se croisent : la science, l’environnement, la géographie, la culture, la photographie, la vie animale et l’écologie en général.

A bord de deux kayak type polo fabriqués par Dakhli Sadok, entraîneur en construction de canoé-­kayak, les deux vedettes de l’expédition scientifique, écologique et culturelle ont fait part de leur joie d’avoir enfin accompli leur mission avec pour fruits un ensemble de surprises pour les enfants, qui vont prendre un jour le flambeau pour préserver leur environnement et leur riche patrimoine humain.

Exploralis: Approcher la génération qui prendra le flambeau

Premier constat qu’ils ont livré aux enfants : tout au long des rivages du fleuve (environ 370 kilomètres), “On a pu relever la présence de plus de 50 types d’oiseaux parmi plus de 130 espèces tout au long de l’année en Tunisie” ont-t-­il révélé. Le déroulement de cette expérience sur 15 stations (de Oued Mliz, en passant par Oued Zargua… jusqu’à Kalaat el Andalous, dernière station avant d’accoster au port) et les multiples résultats des prélèvements qu’ils ont pu faire sur la faune et la flore seront visibles dans un film documentaire d’environ 52 minutes. Ce film sera selon leurs dires, le témoin audio­ visuel de ce périple.

La première projection aura lieu, d’ailleurs à l’école primaire et dans la maison de la culture de Ghar El Melh qui a accueilli, avant leur arrivée un grand nombre d’enfants curieux les voir. Auparavant, et dans un geste de sensibilisation à l’importance de préserver nos sources d’eau, ils ont eu droit à un film en anglais “La soif”. Certains comme Hatem Kristou n’ont rien compris au film d’Alan Snitow and Deborah Kaufman vu la langue.

Pour Ahmed Ben Slimane, cinquième année primaire, la langue n’était pas une frontière pour comprendre que la vie sans eau ne vaut rien. Poussant encore la réflexion, Mohamed Ben Abdallah niveau troisième année primaire a résumé ce qu’il a vu par ces quelques mots “ce sont des fantasmes d’un homme qui en pleines hallucinations dans le désert se croit au bord d’une mer en train de savourer un beau verre d’eau glacée”.

A leur arrivée à la maison de la culture de Ghar el Melh, un grand nombre de ces élèves et petits en bas âge les attendaient avec impatience. La conférence de presse s’est transformée dans la spontanéité et la convivialité en un moment de partage et d’échange, loin des discours officiels et la langue de bois. Dénichant la soif de ces enfants à travers leurs yeux pétillants, les mots de Ridha,

Expert en biodiversité et ressources naturelles étaient faciles “Je vous emmènerai avec nous à condition que vous faites du sport et que vous aimiez la nature, car c’est l’avenir de votre bien­-être dans l’avenir”. Pour lui, le langage le plus facile est le plus réceptif.