Neuf membres parmi les personnalités nationales et les représentants des associations au sein du comité supérieur des droits de l’homme et des libertés fondamentales ont appelé la présidence de la république, à introduire des réformes au niveau de la gestion administrative au sein de ce comité, afin qu’ils exercent leurs prérogatives dans les meilleurs conditions.
Au cours d’une conférence de presse, organisée aujourd’hui, jeudi au siège du syndicat national des journalistes tunisiens à Tunis, ces neuf membres ont fait savoir que ce comité a été créé en 1991 sous l’ancien régime afin de consolider son image à l’étranger, soulignant que cette structure est, actuellement, fictive et absente de la scène politique et sociale. Plusieurs difficultés administratives et organisationnelles ont entravé le bon fonctionnement de ce comité ont-il indiqué.
“le président de l’association a empêché les membres d’effectuer des visites aux maisons d’arrêt et aux centres de détention ou d’établir des contacts avec des citoyens souhaitant déposer des plaintes ou des requêtes pour abus contre les droits de l’homme.
Pour sa part, le président du comité supérieur des droits de l’Homme, Mohamed Hachemi Jegham, a souligné dans un communiqué dont une copie est parvenue à l’agence TAP, que les neuf membres n’avaient aucune qualité d’agir, étant donné qu’ils n’avaient participé à aucune activité au sein du comité depuis mars 2013.
“De ce fait ils sont considérés comme démissionnaires d’office conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur, a-il affirmé. Et d’ajouter « la procédure de dommages et intérêts a été déjà, engagée ». De son coté, la représentante de l’association des femmes démocrates, Fathia Hizem, avait déclaré que la décision du président du comité supérieur portant révocation des membres du comité est illégale.
“Aucun membre du comité supérieur ne doit être révoqué, sauf après l’absence dans trois réunions sans justificatifs, a- t-elle relevé, signalant que les membres en question, ne se sont absentés qu’à une seule réunion, celle du 27 juillet 2013, date des funérailles du martyr Mohamed Brahmi.
Il convient de rappeler que, le comité supérieur des droits de l’homme et des libertés fondamentales est composé d’un président, désigné par le président de la république, de 14 membres parmi les compétences nationales, de 12 membres représentant la société civile et de deux membres de l’assemblée nationale constituante ainsi que de représentants de plusieurs ministères.
Ce comité est un organe constitutif auprès de la présidence de la république qui donne son avis sur les questions de droit de l’Homme et des libertés fondamentales. Il soumet au président de la république des propositions susceptibles de consolider et promouvoir les droits de l’homme, de même qu’il examine les requêtes et les plaintes.




