Le ministre de l’emploi et de la formation professionnelle a affirmé que les services chargés de l’emploi ont réalisé, depuis le début de 2012 et jusqu’au 25 juillet dernier, plus de 30 mille opérations de recrutement, soit une hausse de 46,7% par rapport à la même période en 2011.Le ministre a indiqué, au cours de la rencontre périodique avec la presse, vendredi au palais du gouvernement, que plus de 27 milles recrutements concernent des postes d’emplois permanents et que 8 milles autres recrutements profitent aux diplômés du supérieur.
Il a, par la même occasion, annoncé le recrutement pour la même période de 28 milles chômeurs sans l’intervention du fonds national pour l’emploi, outre la prise en charge par le ministère du financement des micro-projets, des opérations d’accompagnement, d’encadrement et de financement.
M. Maatar a déclaré qu’en 2012, 5042 chômeurs ont été recrutés au sein des institutions publiques à caractère commercial, 7400 au sein du groupe chimique, 1000 dans le cadre de la coopération technique, outre les 2600 tunisiens qui ont bénéficié de postes d’emploi dans les pays du Golfe et en Europe.
Par ailleurs, le ministre de l’emploi et de la formation professionnelle a jeté la lumière sur le programme d’encouragement au travail indépendant qui entre en vigueur, dans les prochains jours, pour permettre à 80 mille diplômés du supérieur de bénéficier d’une formation, d’un accompagnement, d’un encadrement, d’un apprentissage et de stages, tout en percevant une allocation mensuelle comprise entre 100 et 200 dinars.
Ce programme cible les demandeurs d’emplois détenteurs depuis au moins deux ans, d’un diplôme universitaire ou d’un BTS, âgés de 28 ans et plus et inscrits auprès des bureaux de l’emploi et du travail indépendant depuis une année.
WMC/TAP
Je présume que dans quelques temps les statistiques vont afficher 80.000 chômeurs de moins… une excellente méthode politique pour afficher un bilan d’exercice positif… du déjà vu!
Je suis d’avis de traiter la question du statut du travailleur indépendant en profondeur… cela ne sert à rien de vendre du rêve et il faut observer la réalité du marché de l’emploi en Tunisie.
Des questions primordiales:
1- Quels sont les organismes et les entreprises tunisiennes qui feraient appel à un ou des travailleurs indépendants et pour quelle raison?
2- quels sont les secteurs d’activités qui favoriseraient l’emploi de travailleurs autonomes pour un besoin précis et ponctuel?
3- Quel est le pourcentage de personnes qui s’accomoderaient avec le statut autonome?
La carrière d’un travailleur autonome se construit sur la mobilité, la facilité d’adaptation à des environnements différents, les aptitudes commerciales et la garantie des résultats dans l’accomplissement des différents mandats pour projeter une image de fiabilité.
Le travailleur autonome a une aptitude essentielle, le « Self Learning »… on vend ce qu’on a a appris hier et on apprend ce qu’on va vendre demain! il est vrai que certains domaines n’évoluent pas aussi vite que d’autres… si on prend l’exemple du domaine des TIC… il ne faut pas s’endormir sur ses lauriers et il est inutile de croire être arrivé au sommet du savoir… même les crises économiques poussent à revoir la technologie pour fournir mieux et moins cher.
Certains pensent qu’être travailleur indépendant c’est être patron… oui c’est vrai mais un patron sans carnet de commandes c’est un chômeur de luxe!!
La question qui se pose, est ce que le marché tunisien peut remplir le carnet de commandes de 8000 travailleurs indépendants surtout si ce qu’ils ont à vendre au départ fait suite à une formation universitaire et des stages complémentaires… théoriques!!!