Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Slaheddine Selmi, a appelé au respect des droits et libertés syndicaux en Tunisie et à la reprise du dialogue social et des négociations entre les différentes parties, conformément aux engagements et aux normes arabes et internationales en matière d’activité syndicale, selon ses propres termes.
Cet appel a été lancé lors de sa participation à la 52e session du Congrès du travail arabe, organisée par l’Organisation arabe du travail (OAT) au Caire du 13 au 20 septembre courant, au cours de laquelle il a présenté une série de revendications relatives aux droits syndicaux, au dialogue social et aux choix économiques et sociaux, ainsi qu’aux défis auxquels est confrontée la région arabe.
Selmi a souligné l’importance d’associer l’Ugtt à la prise de décision afin de contribuer à la résolution des crises économiques et sociales, ainsi que l’importance de la mise en œuvre et de l’institutionnalisation du dialogue social en tant que mécanisme de négociation et de consensus entre les différents partenaires sociaux, outre la consécration de la liberté syndicale et de la négociation collective afin de promouvoir le travail décent et une vie digne.
Dans son discours, Selmi a évoqué les difficultés économiques et sociales que connaît la Tunisie, ainsi que ce qu’il a qualifié de défis auxquels sont confrontés le mouvement syndical et les négociations sociales, soulignant que la liberté syndicale et le dialogue social constituent des droits et des obligations juridiques, nationales, arabes et internationales, ainsi que des conditions essentielles à la stabilité et à la promotion du développement.
Sur le plan régional, le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail a mis en garde contre les répercussions des mutations géopolitiques accélérées que connaît la région du Moyen-Orient, estimant que la persistance des tensions, des conflits et des guerres dans la région aggrave les risques pesant sur la sécurité des peuples, la stabilité des États et l’avenir de la cause palestinienne.




