Enseignement supérieur : l’UGTT appelle à des négociations immédiates sur les statuts des universitaires

La Fédération Générale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, relevant de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) a appelé, mercredi, à engager immédiatement des négociations sérieuses sur les statuts des différents corps de l’enseignement supérieur, tout en accélérant la mise en œuvre d’un certain nombre de revendications professionnelles et sociales des universitaires.

Dans un communiqué publié à l’occasion de la nouvelle rentrée universitaire 2026/2027, la fédération a mis l’accent sur l’importance de réviser à la hausse la prime de la rentrée universitaire, en veillant à son versement avant le début de l’année universitaire.

Elle a également appelé à achever les cycles de recrutement et de promotion en retard, afin de renouveler les effectifs universitaires et de réduire l’accumulation des attentes parmi les docteurs au chômage.

L’organisation syndicale a également souligné l’importance de mettre en place un mécanisme national participatif afin d’examiner les revendications les recours et de régler les litiges liés aux concours nationaux.

Elle a, par ailleurs, appelé à adopter une approche participative dans le traitement des dossiers ayant trait à la vie professionnelle des universitaires, notamment les statuts et les dossiers de mutation et de détachement.

Pour la Fédération, la crise de l’université publique ne peut être résolue par des solutions conjoncturelles ou des slogans, soulignant la nécessité de privilégier une nouvelle vision nationale de l’enseignement supérieur, fondée sur l’investissement dans la qualité, l’égalité des chances et l’amélioration des conditions de travail.

Et d’ajouter que le recul progressif de l’investissement public dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique a affaibli la capacité de l’université à s’adapter aux transformations scientifiques et technologiques, estimant que la réforme du secteur nécessite une planification stratégique à long terme, fondée sur les besoins de l’université et de l’économie nationale.

Par ailleurs, la fédération s’est dite ouverte au dialogue social , appelant à mettre en oeuvre les accords signés avec l’autorité de tutuelle et se déclarant prête à défendre les droits professionnels et sociaux des universitaires.