Selon l’économiste et universitaire Jannat Ben Abdallah, la Tunisie risque de subir une hausse de sa facture énergétique et de ses coûts d’importation en raison de l’escalade des tensions au Moyen-Orient et du regain de tensions dans le détroit d’Ormuz.
La hausse des cours du pétrole, qui ont dépassé 97 dollars le baril contre une hypothèse de 63,3 dollars retenue dans le budget 2026, pourrait accentuer le déficit budgétaire, tandis que l’augmentation des coûts du transport maritime, du fret et de l’assurance pèserait davantage sur les prix des produits importés, notamment les produits de base. Selon l’experte, si le prix du pétrole se maintient à ce niveau durant toute l’année, le surcoût pour l’État pourrait atteindre 5,411 milliards de dinars.
Par ailleurs, le déficit commercial aurait progressé de 25 % pour atteindre 14,9 milliards de dinars au cours des sept premiers mois de l’année, exerçant une pression supplémentaire sur les réserves en devises et, à terme, sur la valeur du dinar, les coûts de production, les prix à la consommation et la croissance économique.




