La fermeture pour six mois de la mosquée Attaqwa, à Aulnay-sous-Bois, ravive en France le débat sur l’équilibre entre la prévention de la radicalisation et la liberté de culte. Décidée par le préfet de Seine-Saint-Denis le 27 juillet 2026, la mesure s’appuie sur des accusations de diffusion de discours considérés comme favorisant la haine, la violence ou l’apologie du terrorisme.
Les responsables de la mosquée contestent ces accusations, estimant que certains propos religieux ont été sortis de leur contexte.
Saisi en urgence, le tribunal administratif de Montreuil a toutefois rejeté, le 7 août, le recours visant à suspendre la fermeture, considérant que les éléments du dossier ne permettaient pas de caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de culte. L’affaire continue ainsi de susciter des interrogations sur la frontière entre lutte contre l’extrémisme, respect de la laïcité et protection de la liberté religieuse.




